Version bêta
31 October - 14 December 2008
Caroline Bernard, Gwenola Wagon, Michiko Tsuda, Adla Isanovic
Dessin et graphisme : Damien Guichard (Lili range le chat)
Dans la perspective de développer des travaux collaboratifs dans le domaine cinématographique, ce collectif d'artistes suisse, français, japonais et bosniaque développe des projets d'échanges filmiques et élaborent des jeux cinématographiques hybrides et polymorphes.
Le projet Migrateurs s'inscrit dans cette logique de collecte et d'hybridation grâce à des moyens de tournage légers et hautement mobiles comme des téléphones portables. Les échanges sont ensuite organisés autour de rendez-vous – blogs, sms, etc. – et les images, tournées dans différents pays et confrontées les unes aux autres ou combinées entre elles, acquièrent ainsi un nouveau sens et de nouvelles caractéristiques.
Le titre Migrateurs rend hommage aux qualités hétérotopiques du réseau où les images prises dans un mouvement continuel deviennent des nébuleuses mouvantes et s'organisent en des flux migratoires constamment remaniés. Des formes de montage et d'entrelacements des images sont mises à jour à travers le dessin, les schémas, la recherche de motifs réticulés. Les prises de vues viennent dans un deuxième temps de la formulation, comme une deuxième forme de représentation.
Les artistes mènent leurs expériences à distance, mais se réunissent lors de rendez-vous culturels pour tisser plus serré la trame de leurs films.
Hachioji : Hole in gap, 2008.
La traversée des temps zébrés
Caroline Bernard (Lili range le chat), Michiko Tsuda
Performance : Miwako Takano
Dessins et graphisme : Damien Guichard (Lili range le chat)
Master son : Dominique Fabre
Une webcam manipulée depuis l'Europe est synchronisée à une deuxième caméra sur place. Le temps plein de sautes et de manques est décrit dans sa complexité par les mouvements de la chorégraphe Miwako Takano.
Le montage se construit autour de la faible fréquence de rafraîchissement de la webcam. A chaque trou dans le temps, la deuxième caméra sur place s'intercale et compense les vides de la prise de vue à distance.
Site internet: Hachioji : Hole in the gap
Six semaines de parallèles confondues, 2008.
Six semaines de parallèles confondues puisque par deux points ne passe qu'une seule droite ainsi que toutes ses parallèles confondues - Caroline Bernard
Soutien technique : Daniel Sciiboz
Au dessin et graphisme : Damien Guichard
Master son : Dominique Fabre
Le projet Six semaines de parallèles confondues est le résultat de six semaines (7 janvier 2008 - 14 février 2008) d'un itinéraire toujours équivalent à peine variable, de six semaines au départ prescrites par le corps médical. L'ensemble des voyages jusqu'au centre médical était entièrement filmé à l'aide d'un téléphone portable. La répétition du même itinéraire et l'indexation GPS permettent de tisser un film aux strates temporelles complexes, entrer dans un village, une fois deux fois, trente fois, et par une ellipse revenir d'un jour à l'autre au même endroit. Aller-retour, aller-retour, l'ambition est de tisser au fil de ces déplacements répétés un corps image et texte réversible et indémaillable, une sorte de ruban filmique insondable. Les pérégrinations furent aussi l'occasion d'écrire ainsi que de revisiter les contes, et autres fictions énigmatiques et singulières. L'ensemble de ces textes est regroupé sous la forme d'un blog.
Le film est produit par le collage géographique des images, le relevé de la latitude et longitude au moment du tournage crée la trame du montage. Le film se tisse dans un temps identique à celui de l'expérience vécue, il se déploie sous la forme d'un plan-séquence recomposé.
Site internet: Six semaines de parallèles confondues